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Archives.

Passé la porte, te voici dans l’antre,
Les Archives oniriques, le musée de Morphée,
La chambre du Thésard, le refuge des fées,
L’hôpital pour les gnomes blessés en milieu urbain.

La pièce est encombrée, étouffée par l’encens,
Les murs sont peints de plusieurs couleurs mais recouverts d’étagères:
Ces dernières sont pleines de bibelots mystiques
Et de livres reliés. Volent des feuilles de papier.
Dessins, peintures et carnets de notes. Grimoires et manuscrits,
Plantes séchant au plafond, un petit laboratoire, adjacent à l’autel.

D’un coin à l’autre courent de petits drapeaux carrés, du bleu, du vert, du beige
Du rouge et du jaune, des lampions en forme de lunes et d’étoiles, allumés par des petites bougies
Rondes. Une constellation de luminaires, un million de soleil. Chandelles cosmiques.

Mur de gauche. Une grande tenture, bariolée, montrant le monde, montrant un monde.
Elle est derrière cet épais matelas, sur lequel sont étendues de grosses couvertures et disposés
De multiples coussins. Il est là, éveillé… Mais le Thésard ne cesse jamais de rêver.
Il te sourit, t’accueille. Se levant sur ses petites jambes, il te montre son refuge.
« Ici se réfugient les légendes oubliées, amputées de leurs superstitieux et de leurs rites,
Crois-tu encore à la magie ? »

Ce sourire malicieux ne le quitte pas, il paraît hors du temps, bien qu’il soit un vieil homme,
On croirait quelques fois avoir un enfant devant soi. « On peut grandir, vieillir et gagner en maturité
Jamais l’innocence, la maladresse et la liberté des enfants ne doit disparaître !
Intriguant, de vouloir conserver même la tendance aux faux-pas ? Mais n’avance-t-on pas mieux quand on sait où ne pas aller ? »

Et, toujours volatile, pensées dans les nuages, cervelle en nébuleuse, il te montre maintenant qu’il distille les songes,
Retaille leur étoffe et rembourre leur trame. Il est une araignée tissant la toile onirique, incorporant la musique céleste à des motifs tordus…
Et ses chemins sont libres, ceux qu’il a bien tracés, ceux que l’on emprunte pour mieux se frayer les siens,
Et encore aujourd’hui on peut lire sur la porte:

« Mon empreinte créatrice partout se reconnaît,
Dans les mondes que je visite, les gens peuvent rêver… »

« Souviens-toi, souviens-toi, avant de me quitter
Que toujours te guideront l’amour et l’amitié,
Il n’y a pas de lumière sans de l’obscurité,
Mais pour se sentir libre, il faut s’évader… » furent ses dernières paroles, les tiennes invitaient à une autre rencontre.
En sortant, sur la route, tu as trouvé un troll
On avait concassé sa maison, son rocher…

fairy

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